Comment la psychologie est devenue une science de laboratoire
Le point de départ de l'histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague, n'est pas clinique mais expérimental. Wilhelm Wundt, élève de Gustav Fechner, fonde à Leipzig en 1879 le premier laboratoire consacré à la psychologie expérimentale. L'objet d'étude y est le temps de réaction, la sensation, l'attention, mesurés avec les instruments de la physiologie de l'époque.
La France suit rapidement, avec une trajectoire institutionnelle propre. Une chaire de psychologie expérimentale et comparée est créée au Collège de France en 1888 pour Théodule Ribot, qui y donne le 9 avril 1888 la première leçon de psychologie prononcée en France. Le laboratoire de psychologie physiologique de la Sorbonne est créé en 1889 par Henry Beaunis ; Alfred Binet y est nommé directeur adjoint en 1892, puis directeur en 1895.
Théodule Ribot forme dans ce cadre les premiers psychologues français, parmi lesquels Alfred Binet et Georges Dumas, et installe la psychologie comme discipline académique au Collège de France à partir de 1888. Cette généalogie a une conséquence directe sur la lecture de la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague : en France, la psychologie universitaire existe comme science expérimentale avant que la psychanalyse n'y pénètre, et les deux traditions s'installent dans les mêmes facultés sans fusionner.
Cette psychologie de laboratoire produit un outil qui marque durablement la discipline. En 1905, à la demande du gouvernement français, Alfred Binet publie l'échelle métrique de l'intelligence élaborée avec Théodore Simon, considérée comme la première tentative de mesure standardisée des capacités intellectuelles de l'enfant. L'échelle poursuit un objectif scolaire précis : identifier les élèves nécessitant un enseignement adapté.
L'institutionnalisation universitaire française se joue plus tard. En 1947, Daniel Lagache est nommé à la chaire de psychologie générale de la Sorbonne et y crée la même année la licence de psychologie. Cette date compte pour comprendre le paysage actuel : la psychologie clinique française naît d'un compromis entre la psychologie expérimentale héritée de Wundt et la psychanalyse, ce qui explique la coexistence durable des deux registres dans les facultés françaises. Le panorama des grands courants de la psychologie reprend cette généalogie institutionnelle.
Freud et le premier grand modèle de l'appareil psychique
Sigmund Freud publie fin 1899 un ouvrage daté de 1900 par son éditeur, L'Interprétation du rêve, considéré comme la première publication proprement psychanalytique. Le point de départ est un constat clinique : certains symptômes n'ont aucune cause organique identifiable et se modifient par la parole.
La psychanalyse désigne à la fois une théorie du psychisme et une méthode de traitement fondée sur l'association libre du patient et l'interprétation du thérapeute. Trois concepts en forment l'armature. L'inconscient désigne l'ensemble des représentations et des désirs qui agissent sur la conduite sans être accessibles à la conscience. Le transfert désigne le fait qu'une personne actualise sur une autre des désirs ou des situations inconscients liés à son propre passé, selon la définition retenue par l'Inserm dans son expertise collective de 2004. Les mécanismes de défense désignent les opérations psychiques qui protègent le sujet d'un affect insupportable.
L'apport documenté de ce moment est double. Il installe l'idée que la parole a un effet thérapeutique mesurable sur des symptômes physiques, et il constitue le premier corpus clinique systématique de la discipline. Les mécanismes de défense restent une grille de lecture utilisée aujourd'hui, y compris par des praticiens qui ne se réfèrent pas à la théorie freudienne.
Chez l'enfant, l'Inserm rappelle que l'application de la psychanalyse repose sur la valeur symbolique du jeu, dessins et jouets représentant des êtres humains ou des animaux, le jeu constituant également pour l'enfant un moyen de se défendre des affects éprouvés dans la situation thérapeutique. Cette extension illustre la plasticité du modèle et sa difficulté d'évaluation : un dispositif dont le matériau est le jeu se protocolise mal. C'est à ce point précis que s'ouvre le débat traversant toute l'histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague : par quels moyens établir qu'un traitement psychologique produit un effet.
Le format de travail explique une part des débats qui suivront. L'Inserm décrit les psychothérapies psychanalytiques comme des traitements d'au moins un an, à raison d'une ou plusieurs séances par semaine, visant des changements de la structure et de l'organisation psychique. Les psychothérapies psychodynamiques brèves, de 40 séances ou moins, se sont essentiellement développées aux États-Unis et restent peu pratiquées en France. La formation des thérapeutes comporte une analyse personnelle, la supervision de plusieurs cas et un enseignement théorique, et s'étale sur 5 à 8 ans. Un traitement long, individualisé, dont l'objectif porte sur la structure psychique plutôt que sur un symptôme isolé, se prête mal aux protocoles d'évaluation construits pour des traitements courts et standardisés.
Histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague : les quatre temps
Le tableau ci-dessous situe les quatre vagues selon cinq critères : la période d'émergence, la figure de référence, l'objet du travail thérapeutique, le format type, et le niveau de preuve retenu par l'expertise collective de l'Inserm en 2004.
| Vague | Émergence | Figures de référence | Objet du travail | Format type | Niveau de preuve retenu en 2004 |
|---|
| Psychanalyse et approches psychodynamiques | À partir de 1900 | Sigmund Freud | Le conflit inconscient, le transfert | Au moins un an, une à plusieurs séances par semaine | Efficacité avérée pour 1 trouble, les troubles de la personnalité |
| Première vague comportementale | À partir de 1913 | John Broadus Watson, Burrhus Frederic Skinner, Joseph Wolpe | Le comportement observable et son apprentissage | 10 à 25 séances, de 45 minutes à 3 heures | Évaluée dans le bloc cognitivo-comportemental |
| Deuxième vague cognitive | À partir de 1959 | Aaron Temkin Beck, Albert Ellis | Les pensées automatiques et les croyances | 10 à 25 séances, de 45 minutes à 3 heures | Efficacité avérée pour 15 troubles |
| Troisième vague contextuelle | Années 1990 | Steven C. Hayes, Marsha Linehan, Jeffrey Young | La relation à l'expérience interne, les valeurs | Protocoles structurés, individuels ou de groupe | Postérieure au rapport, évaluée depuis par la HAS |
Trois lectures de ce tableau méritent d'être signalées au lecteur non clinicien.
La chronologie n'est pas une hiérarchie de valeur. Chaque vague répond à une limite constatée de la précédente, sans annuler ses apports. Les approches familiales et de couple, que l'Inserm évaluait comme troisième bloc avec une efficacité avérée pour 5 troubles, se développent en France dans les années 1970, en parallèle des deux premières vagues comportementales.
L'écart des formats explique une part de l'écart des preuves. Un protocole de 10 à 25 séances se compare plus facilement à un groupe témoin qu'une cure de plusieurs années.
La coexistence est la règle en cabinet. Une majorité de praticiens français combinent aujourd'hui des outils issus de plusieurs vagues, une pratique que l'Inserm rattachait déjà en 2004 à la diversification clinique des approches psychodynamiques.

Comportementalisme et cognitivisme, les deux vagues de la preuve
Le behaviorisme désigne le programme de recherche qui limite l'objet de la psychologie au comportement observable et mesurable, en écartant l'introspection. John Broadus Watson en publie le manifeste en 1913 dans la revue Psychological Review, sous le titre Psychology as the Behaviorist Views It. Burrhus Frederic Skinner prolonge ce programme avec le conditionnement opérant, mécanisme par lequel un comportement suivi d'une conséquence favorable se répète plus fréquemment.
Le passage à la clinique intervient au milieu du XXe siècle. Joseph Wolpe démontre en 1952 le contre-conditionnement à partir de travaux expérimentaux, ouvrant la voie aux traitements par exposition progressive. L'Inserm rappelle que les thérapies cognitivo-comportementales se sont appuyées d'abord sur les théories de l'apprentissage, avant de prendre pour référence les théories cognitives du fonctionnement psychologique, en particulier le modèle du traitement de l'information.
La deuxième vague déplace la cible du comportement vers la pensée. Aaron Temkin Beck développe à partir de 1959 une théorie cognitive fondée sur les pensées automatiques, ces jugements brefs et involontaires qui traversent l'esprit dans une situation donnée et orientent l'émotion qui suit. Albert Ellis construit en parallèle la thérapie rationnelle émotive, centrée sur les croyances rigides que le sujet applique à lui-même et au monde.
Les thérapies cognitivo-comportementales, abrégées en TCC, désignent l'ensemble issu de la fusion de ces deux vagues. L'Inserm en décrit le cadre pratique : l'étape préalable est l'analyse des relations entre les comportements problèmes, les pensées, les émotions et l'environnement social et physique. La relation thérapeutique se fonde sur l'ici et maintenant, la sélection avec le patient de problèmes concrets à résoudre, et une démarche établie en commun. Deux principes en soutiennent la conduite : la segmentation de la difficulté en étapes classées, et la valorisation des comportements positifs du patient par le thérapeute.
Cette deuxième vague explique l'attention portée aux processus mentaux dans la clinique contemporaine, un champ que détaille le dossier sur les fonctions cognitives. Les TCC se sont développées en France à partir des années 1970, d'abord par des associations privées assurant une formation initiale et continue, puis par des diplômes universitaires validant un enseignement théorique de trois ans.
Cette formation est complétée par la supervision de plusieurs cas et la réalisation d'un mémoire, et s'adresse aux psychiatres, médecins généralistes, psychologues et infirmiers spécialisés en psychiatrie. De nombreuses techniques ont par ailleurs été adaptées à l'adolescent et à l'enfant, selon l'âge et avec le soutien de manuels spécifiques, précise l'Inserm. Ce souci de la transmissibilité sépare la deuxième vague de la première : un protocole écrit, enseignable et reproductible devient lui-même un objet de recherche, ce qui explique le volume de littérature accumulé par les thérapies cognitivo-comportementales entre 1970 et 2000 dans la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague.
La troisième vague : accepter, observer, agir selon ses valeurs
Les thérapies de la troisième vague désignent un ensemble d'approches comportementales et cognitives apparues dans les deux dernières décennies du XXe siècle, qui déplacent l'objectif du contrôle du contenu des pensées vers la modification du rapport que le sujet entretient avec elles. La définition de référence est celle de Steven C. Hayes, formulée en 2004 et reprise par l'Association for Contextual Behavioral Science : la troisième vague des thérapies comportementales et cognitives repose sur une approche centrée sur des principes empiriques, elle accorde une attention particulière au contexte des phénomènes psychologiques et s'intéresse davantage à leur fonction qu'à leur forme.
Le déplacement tient en une phrase. La deuxième vague cherche à corriger une pensée inexacte, la troisième cherche à réduire l'emprise de cette pensée sur la conduite, que son contenu soit exact ou non.
Cinq approches composent l'essentiel du corpus recensé par l'Association for Contextual Behavioral Science. La thérapie d'acceptation et d'engagement, abrégée en ACT, développée par Steven C. Hayes à partir du behaviorisme radical et d'une analyse comportementale du langage appelée théorie des cadres relationnels. La thérapie comportementale dialectique, abrégée en TCD, construite par Marsha Linehan pour les conduites d'automutilation et les troubles de la régulation des émotions. La thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience, abrégée en MBCT, dérivée du programme de réduction du stress par la pleine conscience de Jon Kabat-Zinn. La psychothérapie analytique fonctionnelle, abrégée en FAP, qui travaille la relation thérapeutique elle-même. La thérapie intégrative comportementale de couple, abrégée en ICBT. La thérapie des schémas de Jeffrey Young, qui articule outils cognitifs et lecture développementale, est également rattachée à cette génération.
Deux notions techniques structurent la pratique de l'ACT. La pleine conscience désigne l'observation volontaire de l'expérience présente, sensations, pensées et émotions, sans tentative de la modifier. La flexibilité psychologique désigne la capacité à agir dans la direction de ses valeurs même en présence de pensées, d'émotions et de sensations difficiles. Le travail sur la régulation des émotions constitue un point de contact direct avec ce que décrit le dossier sur la régulation émotionnelle.
La Haute Autorité de Santé consacre à la psychothérapie une section entière de sa recommandation d'octobre 2017 sur l'épisode dépressif caractérisé de l'adulte en soins de premier recours, ainsi qu'une annexe intitulée Différentes psychothérapies structurées : principes. Ce texte actualise une recommandation de l'Anaes publiée en 2002, dans le cadre du Programme national d'actions contre le suicide 2011-2014 et du plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015.
Le système de gradation de la HAS éclaire ce que le mot preuve recouvre dans ce domaine. Un grade A y désigne une preuve scientifique établie, fondée sur des essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur, ou sur une méta-analyse d'essais comparatifs randomisés. Un grade B désigne une présomption scientifique, un grade C un faible niveau de preuve, et la mention accord d'experts s'applique en l'absence d'études. Le périmètre de la recommandation exclut par ailleurs explicitement les dépressions de l'enfant et de l'adolescent, les troubles bipolaires, ainsi que les dépressions récidivantes, chroniques ou résistantes, ce qui limite la portée des conclusions à l'épisode isolé de l'adulte.
Ce que cette génération change concrètement en séance
Trois différences se constatent dans le déroulé d'une consultation. L'exercice proposé porte sur l'observation d'une pensée plutôt que sur sa réfutation. Le travail s'ancre sur des valeurs formulées par la personne, non sur une liste de symptômes à faire baisser. La mesure du progrès inclut le comportement engagé malgré l'inconfort, et non la seule disparition de l'inconfort. Ces trois déplacements expliquent aussi un fait administratif : la troisième vague est arrivée trop tard pour figurer dans l'expertise collective de l'Inserm de 2004, dont le périmètre s'arrêtait à trois approches constituées. Dans la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague, cette génération reste donc la moins documentée par les évaluations françaises, tout en étant la plus récente, donc la moins couverte par les textes d'évaluation français publiés à ce jour.
Ce que les données françaises ajoutent à la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague
Les dossiers de l'Inserm rapportent chaque courant aux troubles pour lesquels il est effectivement mobilisé en France, et donnent la mesure des populations concernées.
| Trouble | Prévalence documentée par l'Inserm | Approches citées par l'Inserm |
|---|
| Trouble dépressif caractérisé | 15 à 20 % de la population générale sur la vie entière | Psychothérapie recommandée pour tous les épisodes, en association avec les antidépresseurs |
| Troubles anxieux | 15 % des adultes de 18 à 65 ans sur une année donnée, 21 % sur la vie entière | Thérapie cognitivo-comportementale par expositions progressives, EMDR |
| Trouble de stress post-traumatique | 5 à 12 % en population générale, à partir d'études majoritairement américaines | Thérapie cognitivo-comportementale, EMDR |
| Addictions à l'alcool | 14,9 % des adultes ont une consommation à risque, 7,2 % un risque élevé de trouble de l'usage | Thérapie cognitivo-comportementale, thérapie psychodynamique, thérapie multidimensionnelle familiale, thérapie systémique |
Trois lectures se dégagent de ce tableau.
La première concerne les ordres de grandeur. L'Inserm situe la prévalence des troubles anxieux à 15 % des adultes de 18 à 65 ans sur une année donnée et à 21 % sur la vie entière, avec une fréquence deux fois plus élevée chez la femme que chez l'homme. Pour les addictions, l'institut chiffre à 10,8 % la proportion d'adultes de 18 à 64 ans ayant consommé du cannabis dans l'année, soit 5 millions de personnes, et à 2,7 % celle déclarant une consommation de cocaïne en 2023, soit 1,1 million de personnes. Ces volumes expliquent pourquoi la question du niveau de preuve des psychothérapies ne relève pas du débat académique.
La deuxième concerne les mécanismes visés. Les dossiers de l'Inserm décrivent des déterminants combinés, biologiques, psychologiques et sociaux, sans cause unique isolable. Pour le trouble de stress post-traumatique, l'institut situe le mécanisme central dans l'évitement mental et comportemental, qui empêche le souvenir traumatique d'être intégré, et c'est précisément cet évitement que visent les protocoles d'exposition issus de la première vague comportementale. L'histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague se lit ainsi comme une succession de réponses à des mécanismes identifiés : l'évitement pour la première vague, l'interprétation erronée pour la deuxième, la relation à l'expérience interne pour la troisième.
La troisième concerne les seuils. Aucun de ces chiffres ne fournit un seuil individuel d'alerte. La sévérité s'évalue en consultation, et le Baromètre de Santé publique France situe le pic d'épisodes dépressifs sévères chez les 40 à 49 ans, à 7,1 %. La Haute Autorité de Santé retient, pour l'épisode dépressif caractérisé, des symptômes présents durant une période minimum de 2 semaines, presque tous les jours, représentant un changement par rapport au fonctionnement antérieur et induisant une détresse significative. Un ralentissement qui dure plus de deux semaines, une modification durable du sommeil ou de l'appétit, un retrait des activités habituelles justifient donc un avis médical, quel que soit le courant théorique du praticien consulté ensuite.
Ce croisement entre données de prévalence et approches validées constitue l'apport le plus utile de la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague pour un lecteur français : il transforme une chronologie d'écoles en grille de décision.
Une même difficulté, quatre lectures
L'exemple suivant, construit à titre pédagogique, ne constitue ni un diagnostic ni une recommandation de traitement. Il montre comment la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague se traduit en quatre façons de travailler une même situation.
Une personne de 42 ans occupe depuis trois ans un poste d'encadrement. Depuis huit mois, elle évite les réunions où elle doit prendre la parole devant plus de dix personnes, décline deux présentations par mois, et déclare un sommeil dégradé quatre nuits par semaine. Aucune cause médicale n'a été retenue par son médecin traitant.
Une lecture psychodynamique s'intéresse à ce que cette prise de parole réactive d'une histoire antérieure, et au transfert qui se joue dans la relation thérapeutique. Le travail se déroule sur au moins un an, selon les formats décrits par l'Inserm.
Une lecture comportementale identifie une séquence d'évitement renforcée : chaque réunion déclinée réduit l'inconfort immédiat et augmente la probabilité du même évitement la fois suivante. L'intervention construit une exposition graduée, de la prise de parole à trois personnes jusqu'au format initial.
Une lecture cognitive repère les pensées automatiques qui précèdent la réunion, les met à l'épreuve des faits observés, et mesure l'écart entre la conséquence redoutée et la conséquence constatée.
Une lecture de troisième vague ne cherche pas à supprimer la pensée. Elle entraîne la personne à la reconnaître comme un événement mental, puis à conduire la réunion en présence de cette pensée, parce que l'animation d'équipe relève de ses valeurs professionnelles.
Ces quatre lectures produisent quatre protocoles de durées différentes, et un praticien formé à plusieurs approches en combine régulièrement les outils.
Le constat utile pour un lecteur qui cherche de l'aide tient en une phrase : la même situation reste traitable par plusieurs voies, et le choix se fait sur la disponibilité, la formation du praticien et le niveau de preuve documenté pour la difficulté en cause. Lue ainsi, la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague fournit un vocabulaire pour discuter la méthode avec un professionnel. L'Inserm décrivait déjà en 2004 la relation thérapeutique, avec une bonne ou mauvaise alliance, comme l'un des facteurs influençant le cours d'une psychothérapie, au même titre que la technique employée.
Niveaux de preuve : l'expertise Inserm de 2004 et sa controverse
Deux notions méthodologiques conditionnent la compréhension de ce chapitre. Un essai contrôlé randomisé compare un groupe traité à un groupe témoin, avec répartition par tirage au sort. Une méta-analyse agrège plusieurs de ces essais pour estimer une taille d'effet, c'est-à-dire l'ampleur du bénéfice obtenu chez le sujet traité par rapport au sujet témoin.
À la demande de la Direction générale de la santé, dans le cadre du Plan santé mentale de 2001, l'Inserm a réuni un groupe de psychiatres, psychologues, épidémiologistes et biostatisticiens. Au cours de onze séances de travail organisées entre mai 2002 et décembre 2003, ces experts ont analysé environ 1 000 articles pour évaluer trois approches : psychodynamique, cognitivo-comportementale, familiale et de couple. Les troubles retenus chez l'adulte étaient les troubles anxieux, les troubles de l'humeur, les schizophrénies, les troubles des comportements alimentaires, les troubles de la personnalité et l'alcoolodépendance. Le rapport distinguait deux niveaux : la preuve d'efficacité, établie par une ou plusieurs méta-analyses ou par des essais contrôlés randomisés convergents et de forte puissance statistique, et la présomption d'efficacité, établie par des travaux pouvant se contredire et nécessitant confirmation. L'ensemble reste consultable dans la synthèse de l'expertise collective.
Les conclusions de grade A, c'est-à-dire de preuve scientifique établie, retenaient une efficacité avérée pour 15 troubles avec les thérapies cognitivo-comportementales, pour 5 troubles avec les thérapies familiales, dont la schizophrénie, le trouble bipolaire, l'anorexie et l'alcoolodépendance, et pour 1 trouble avec la thérapie psychanalytique, les troubles de la personnalité.
La suite appartient à l'histoire administrative française. Le 5 février 2005, le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy a désavoué le rapport lors du Forum des psys, déclarant la souffrance psychique ni évaluable ni mesurable, et annoncé son retrait du site du ministère. C'était la première fois qu'un ministre contestait une expertise collective conduite par l'Inserm à la demande de sa propre administration.
Cet épisode se lit de deux manières, et les deux sont documentées. Les critiques ont porté sur la méthode : un dispositif d'évaluation construit pour des traitements courts et protocolisés désavantage structurellement une approche dont l'objectif porte sur la structure psychique et non sur un symptôme mesurable. Les défenseurs du rapport ont souligné que l'absence de preuve publiée ne se corrige pas par un retrait de publication. Les positions se sont depuis rapprochées, et l'Inserm indique dans son dossier sur la dépression que la psychothérapie est recommandée pour le traitement de tous les épisodes dépressifs caractérisés, en association avec les médicaments antidépresseurs. L'institut chiffre à près de 70 % la proportion de cas pour lesquels des traitements efficaces existent, sans distinguer les médicaments des psychothérapies. Les apports des neurosciences du comportement ont contribué à ce rapprochement en documentant les effets biologiques des psychothérapies.
Ce que la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague n'a pas résolu
Cinq limites restent ouvertes, et les nommer fait partie d'une lecture honnête de la discipline.
L'évaluation des traitements longs demeure un problème méthodologique non tranché. L'Inserm reconnaissait en 2004 que la reproductibilité des études est affaiblie par la singularité du couple patient soignant, par rapport aux études conduites en physique, en chimie ou en biologie.
Le critère de jugement reste étroit. Le critère le plus souvent utilisé dans la littérature analysée par l'Inserm est l'amélioration des symptômes dans le cadre d'un trouble ; l'amélioration de la qualité de vie et de l'adaptation sociale n'a été évaluée que de manière moins fréquente.
Les catégories diagnostiques ne couvrent pas toute la demande. Les experts de l'Inserm notaient qu'un certain nombre de souffrances psychologiques et de symptômes rencontrés en psychothérapie ne sont pas catégorisables en syndromes ou maladies répertoriés par la CIM-10 ou le DSM.
Les parcours de formation restent hétérogènes selon les courants. L'Inserm documente 5 à 8 ans pour un cursus psychanalytique incluant analyse personnelle et supervision, trois ans d'enseignement théorique universitaire pour un diplôme en thérapie cognitivo-comportementale, et 4 années de formation à 200 heures par an pour devenir membre titulaire de la Société française de thérapie familiale.
L'accès reste inégal. Le Baromètre de Santé publique France montre que 56 % des adultes ayant vécu un épisode dépressif caractérisé n'ont consulté aucun professionnel de santé, proportion qui monte à 65 % chez les hommes. Un siècle et demi de raffinement théorique n'a pas réglé la question du recours.
Ces cinq limites situent l'usage raisonnable de la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague : une grille pour comprendre et pour choisir, sans classement définitif.
Sept repères pour lire la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague
Les sept repères ci-dessous permettent de situer une approche rencontrée en cabinet ou sur un site de praticien, sans avoir à en maîtriser la théorie.
- La période d'émergence de l'approche. Une approche des années 1990 ne dispose pas du même volume de littérature qu'une approche des années 1960. L'Inserm notait déjà en 2004 que la troisième vague était trop récente pour figurer dans son périmètre d'évaluation.
- L'objet que l'approche prend pour cible. Le conflit inconscient, le comportement observable, la pensée automatique ou la relation à l'expérience interne. Cet objet détermine ce que le praticien vous demandera de faire entre les séances.
- Le niveau de preuve disponible pour votre situation. Une efficacité établie pour les troubles anxieux ne se transpose pas automatiquement à une difficulté relationnelle. L'Inserm signalait qu'un certain nombre de souffrances rencontrées en psychothérapie ne sont pas catégorisables en syndromes répertoriés.
- La durée annoncée du travail. De 10 à 25 séances pour un protocole cognitivo-comportemental selon l'Inserm, au moins un an pour une psychothérapie psychanalytique. Une durée annoncée à l'avance et une durée ouverte n'engagent pas le même investissement.
- Le titre du praticien. Le titre de psychologue est protégé par l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985. Le mot psychanalyste ne l'est pas. Vérifiez la formation universitaire et le numéro d'enregistrement.
- La place de l'approche dans le parcours remboursé. Les 12 séances du dispositif Mon soutien psy s'adressent aux troubles psychiques d'intensité légère à modérée et excluent explicitement les situations d'urgence, selon l'Assurance Maladie.
- Ce que l'approche ne traite pas. Une approche qui annonce un résultat sur toute difficulté psychique sort du cadre des preuves disponibles. Le grade A de la Haute Autorité de Santé exige une preuve scientifique établie, fondée sur des essais comparatifs randomisés de forte puissance ou sur une méta-analyse, et aucune approche n'atteint ce niveau pour l'ensemble des troubles.
Ces sept repères suffisent à situer une approche rencontrée en consultation, sans maîtriser dans le détail la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague.
Le parcours de soin en France : médecin traitant, Mon soutien psy, CMP
Cette couche française constitue l'apport le plus concret de l'histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague, pour un lecteur qui cherche un accompagnement. Trois portes d'entrée coexistent.
Le médecin traitant reste la porte la plus large. Il élimine les causes organiques, évalue l'intensité de la souffrance et oriente vers le professionnel adapté. Cette étape a son utilité statistique : selon le Baromètre de Santé publique France, édition 2024, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en 2024, et 56 % des personnes concernées n'ont consulté aucun professionnel de santé, une proportion qui atteint 65 % chez les hommes contre 50 % chez les femmes. La sévérité culmine chez les 40 à 49 ans, avec 7,1 % d'épisodes sévères.
Le dispositif Mon soutien psy de l'Assurance Maladie ouvre une deuxième porte. Il donne accès à 12 séances par année civile, composées d'un entretien d'évaluation et de 11 séances de suivi au maximum, facturées 50 euros et remboursées à 60 % par l'Assurance Maladie, le reste à charge de 40 % étant généralement couvert par la complémentaire santé. Le dispositif s'adresse aux personnes dès l'âge de 3 ans présentant une souffrance psychique d'intensité légère à modérée. L'orientation médicale préalable n'est pas obligatoire : vous pouvez prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire référencé sur l'annuaire de l'Assurance Maladie, dont les conditions de remboursement sont publiées en accès libre. Le dispositif ne couvre pas les troubles psychiques sévères nécessitant une prise en charge psychiatrique spécialisée.
Le centre médico-psychologique, abrégé en CMP, constitue la troisième porte. Il s'agit d'une unité de consultation publique de secteur, dont les soins sont pris en charge intégralement par l'Assurance Maladie. L'Île-de-France compte environ 380 CMP, répartis entre près de 150 secteurs de psychiatrie adulte et plus de 50 secteurs de psychiatrie infanto-juvénile, selon l'enquête régionale de l'Agence régionale de santé. Les délais varient fortement d'un territoire à l'autre : la Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale des Hauts-de-France mesure un délai médian de 7,0 jours hors urgences dans sa région, quand plusieurs secteurs franciliens dépassent plusieurs mois. Un CMP adulte suit environ 1 000 patients par an, pour environ 9 actes par patient.
Une précision utile sur la charge réelle de ces structures : un CMP adulte suit environ 1 000 patients par an, pour environ 9 actes par patient, selon les données régionales publiées par la F2RSM Psy. Le dispositif Mon soutien psy a été conçu pour absorber la demande d'intensité légère à modérée en amont du secteur public, sans le remplacer. Dans la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague, cette architecture à trois portes constitue la couche française que les pages généralistes sur le sujet omettent presque toujours.
Le choix de la porte d'entrée dépend donc de l'intensité de la souffrance et du territoire, pas du courant théorique du praticien. Les deux questions se traitent séparément.
Proches et signaux d'alerte : ce qui relève de l'urgence
La place des proches se définit par une limite claire. Un proche n'est pas un soignant. Son rôle utile consiste à nommer ce qu'il observe, à proposer une ressource professionnelle et à maintenir le lien, sans se substituer à l'évaluation d'un praticien ni endosser la conduite du traitement. Cette limite vaut pour tous les courants recensés dans la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague.
Les chiffres justifient cette vigilance. En France, le suicide représente environ 9 000 décès par an, soit 25 par jour, et environ 200 000 tentatives par an, selon le dossier de presse du 3114 de septembre 2025, qui s'appuie sur le Baromètre de Santé publique France de février 2024 et sur le sixième rapport de l'Observatoire national du suicide de février 2025. Le suicide est la première cause de mortalité évitable chez les 25 à 34 ans et la deuxième chez les 18 à 25 ans, après les accidents de la route. La proportion de personnes de 18 à 24 ans déclarant des pensées suicidaires a doublé depuis 2014, passant de 3,3 % à 7,2 % en 2021.
Charles-Edouard Notredame, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Lille et coordinateur national adjoint du 3114, formule ainsi l'objectif du dispositif : « En tant que dispositif d'État, le 3114 appartient à toutes et tous. Nous souhaitons qu'il prenne place dans les inconscients individuels et collectifs comme une ressource facile d'accès en cas de coup dur. »
Trois situations sortent du champ de cet article et relèvent d'une ressource dédiée, immédiatement.
Devant des idées suicidaires, les vôtres ou celles d'un proche, le 3114 répond gratuitement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sur l'ensemble du territoire. La ligne, ouverte le 1er octobre 2021, fonctionne à partir de 18 centres de réponse en métropole et outre-mer, dont 3 ouverts en continu, avec plus de 300 professionnels engagés et une moyenne de 1 600 appels par jour. Elle est confidentielle mais non anonyme, afin de permettre une prise en charge et un suivi. Depuis son ouverture, la ligne a reçu plus d'un million d'appels et émis plus de 300 000 appels sortants.
Les tendances récentes justifient cette montée en charge. Les tentatives de suicide déclarées chez les 18 à 24 ans ont augmenté de 50 % par rapport à 2017, et les hospitalisations pour gestes auto-infligés ont progressé de 70 % chez les adolescentes de 10 à 14 ans entre 2017 et 2023, selon l'Observatoire national du suicide. Les décès par suicide concernent 3,5 fois plus les hommes que les femmes, et le risque chez les hommes de 85 à 94 ans est 25 fois plus élevé que chez les hommes de 25 ans. Le nombre annuel de décès a diminué de 30 % depuis 2000, avec une stabilisation constatée aujourd'hui.
Devant un danger vital immédiat, appelez le 15, Samu, ou le 112, numéro d'urgence européen. Devant un enfant en danger, appelez le 119. Devant des violences au sein du couple, appelez le 3919.
Aucun courant théorique, de la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague, ne se substitue à ces ressources dans une situation aiguë.
FAQ : la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague
La psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague forme-t-elle une progression linéaire ?
Non. Les quatre vagues coexistent dans les cabinets français, et la Haute Autorité de Santé consacre une annexe entière de sa recommandation d'octobre 2017 sur l'épisode dépressif caractérisé de l'adulte aux principes des différentes psychothérapies structurées, sans en retenir une seule. Chaque vague répond à une limite constatée de la précédente, sans se substituer à elle. La psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague se lit donc comme une accumulation d'outils, et l'Inserm rattachait déjà en 2004 la diversification clinique des approches psychodynamiques à ce mouvement de recomposition.
Que signifie exactement l'expression troisième vague ?
Elle désigne les approches comportementales et cognitives apparues dans les deux dernières décennies du XXe siècle. La définition de référence est celle de Steven C. Hayes, formulée en 2004 : une approche centrée sur des principes empiriques, qui accorde une attention particulière au contexte des phénomènes psychologiques et s'intéresse davantage à leur fonction qu'à leur forme. L'Association for Contextual Behavioral Science y rattache l'ACT, la TCD, la MBCT, la FAP et l'ICBT.
La psychanalyse est-elle considérée comme inefficace ?
Non, et la formulation exacte compte. L'expertise collective de l'Inserm de 2004 retenait, au niveau de preuve le plus élevé, une efficacité avérée de la thérapie psychanalytique pour 1 trouble, les troubles de la personnalité. Une absence de preuve établie à une date donnée ne constitue pas une preuve d'inefficacité. Les experts signalaient eux-mêmes que le format d'un traitement d'au moins un an se prête mal aux protocoles d'évaluation disponibles.
Combien de séances le dispositif Mon soutien psy rembourse-t-il ?
Jusqu'à 12 séances par année civile, composées d'un entretien d'évaluation et de 11 séances de suivi au maximum, selon l'Assurance Maladie. Chaque séance est facturée 50 euros et remboursée à 60 %, les 40 % restants étant généralement couverts par la complémentaire santé. Le dispositif est ouvert dès l'âge de 3 ans, sans orientation médicale préalable obligatoire, et cible les souffrances psychiques d'intensité légère à modérée.
Comment choisir entre un psychologue et un psychanalyste ?
Les deux termes n'ont pas le même statut juridique. L'usage professionnel du titre de psychologue est réservé, par l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985, aux titulaires d'un diplôme universitaire de psychologie préparant à la vie professionnelle. Le mot psychanalyste ne bénéficie d'aucune protection légale équivalente en France. Vérifiez la formation, l'enregistrement du praticien, et sachez que seules les séances chez un psychologue partenaire ouvrent droit au remboursement Mon soutien psy.
Les thérapies de troisième vague conviennent-elles à tous les troubles ?
Non. Elles constituent la génération la plus récente, et l'expertise collective de l'Inserm de 2004 ne les couvrait pas : son périmètre s'arrêtait à trois approches constituées. Le grade A de la Haute Autorité de Santé exige une preuve scientifique établie, fondée sur des essais randomisés de forte puissance ou sur une méta-analyse. L'Inserm indique par ailleurs que la psychothérapie est recommandée pour tous les épisodes dépressifs caractérisés en association avec les médicaments antidépresseurs, ce qui relève d'une décision médicale.
Comment Todopsy vous aide à vous repérer entre les courants
Se repérer dans la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague demande un point d'entrée unique, gratuit et sourcé. Todopsy est une plateforme française dédiée à la psychologie, entièrement gratuite à tous les niveaux. Trois services composent cette proposition, sans publicité, sans mur payant et sans commission.
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Conclusion
Quatre vagues, un siècle et demi, et un même objet : comprendre ce qui produit la souffrance psychique et ce qui la soulage. L'arc de la psychologie de Freud aux thérapies de la troisième vague tient dans une seule question, posée de quatre façons successives. De la fondation du laboratoire de Wilhelm Wundt en 1879 aux protocoles contextuels des années 1990, chaque étape a ajouté un outil et révélé une limite. La psychanalyse a installé l'efficacité de la parole, le behaviorisme a imposé la mesure, le cognitivisme a rendu la pensée accessible au travail thérapeutique, et la troisième vague a déplacé la cible vers la relation que le sujet entretient avec son expérience.
Pour un lecteur français, le point d'atterrissage est pratique. Le courant théorique du praticien compte moins que trois éléments vérifiables : son titre, protégé depuis 1985 pour les psychologues, le niveau de preuve disponible pour votre situation, et la porte d'entrée adaptée à l'intensité de votre souffrance, médecin traitant, Mon soutien psy ou CMP. Retenir l'histoire de la psychologie, de Freud aux thérapies de la troisième vague, c'est d'abord disposer d'une grille pour poser ces trois questions à un professionnel, et savoir que le 3114, le 15 et le 119 traitent ce qui ne relève pas d'un rendez-vous programmé.
À lire également :
Sources :
- Psychothérapie : trois approches évaluées, expertise collective : Inserm, 2004
- Dossier de presse de l'expertise collective sur les psychothérapies : Inserm, 2004
- Dépression : Inserm, 2025
- Troubles anxieux : Inserm, 2025
- Troubles de stress post-traumatique : Inserm, 2025
- Addictions : Inserm, 2025
- Épisode dépressif caractérisé de l'adulte, prise en charge en soins de premier recours : Haute Autorité de Santé, 2017
- Remboursement de séances chez le psychologue, dispositif Mon soutien psy : Assurance Maladie, 2026
- Épisodes dépressifs, prévalence et recours aux soins, Baromètre de Santé publique France : Santé publique France, 2025
- Numéro national de prévention du suicide : 3114, 2025
- Article 44 de la loi du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social : Légifrance, 1985
- Les thérapies de la troisième vague : Association for Contextual Behavioral Science, 2011
- Enquête régionale sur les centres médico-psychologiques : Agence régionale de santé Île-de-France, 2024
- Organisation des centres médico-psychologiques et délai d'obtention d'un rendez-vous : F2RSM Psy Hauts-de-France, 2024
- Bref historique des thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles : Apprendre la psychologie, 2023
- Histoire de la psychologie : Wikipédia, 2025
- Alfred Binet : Wikipédia, 2025
- Évaluation des psychothérapies : Wikipédia, 2025